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dimanche 10 mai 2009

Dans les collines parfumées

  Vendredi fut l'occasion (renouvelée) d'une journée de team building. (ceux qui ignorent tout de ces grandes activités peuvent toujours se reporter à ce billet ). Il s'agissait cette fois-ci d'explorer les collines parfumées.



  J'avoue ne pas avoir fait preuve d'un grand discernement, et d'avoir décidé de tenter l'aventure du bus à l'heure de pointe pour aller dans le nord-ouest de Pékin, sachant que j'habite au nord-est et qu'entre les deux se trouve la grande zone technologique de la cité, particulièrement sujette aux embouteillages.



 
  Autant dire que, deux heures et demi après mon départ, j'étais soulagé de descendre enfin d'un bus type bétaillère. Autant dire aussi que mes collègues ne m'avaient pas attendu.



  Bref, après quelques difficultés pour trouver l'entrée, j'ai finalement pu pénétrer dans ce havre de sérénité. J'ai passé la journée entre temples en ruine, cascades, pavillons et longs escaliers bordés d'érables. Le lieu est particulièrement courru des Pékinois à l'automne, quand les arbres y prennent des couleurs pourpres paraît-il magnifiques.


 
  L'après-midi fut particulièrement calme, consacré à la lecture au soleil dans ce cadre de rêve.


mardi 24 février 2009

Retour à Pékin...

  Une fois de plus, je reprends la plume après un fort long silence...

  Après un trop court séjour en France, je suis de retour à Pékin, abandonnant les joies du VIE pour goûter au fruit plus amer du contrat local. Enfin, c'est la crise et il faudra bien la passer.
L'astrologie chinoise est d'ailleurs assez intéressante: cette année est celle du Buffle, ce qui signifie en général une période difficile qu'il va falloir endurer en attendant les jours meilleurs. On peut difficilement mieux décrire la situation.

  Le fait d'être sous contrat avec une entreprise chinoise réserve en général quelques surprises.

  Par exemple le fait de devoir changer de banque (ou au moins ouvrir un compte ailleurs) pour aller chez le partenaire de l'entreprise. C'est bien parti pour être ma troisième ouverture de compte en moins de deux ans, avec son lot de tampon à la clé.

  Il y a aussi la fiche de renseignements qui présente des 'spécificités chinoises': en plus des classiques âge, études, expérience professionnelle, il faut aussi préciser ce que font tous les autres membres de la famille (en incluant le numéro de téléphone de l'employeur), indiquer l'emplacement des archives (j'imagine la tête du fonctionnaire qui devra chercher Mennecy dans un annuaire), ou encore le 'political background'... J'ignorais qu'il fût possible d'avoir des opinions politiques dans les environs de Pékin, mais il s'agit probablement du nombre d'années passées dans les rangs du Parti. Au final mon statut d'étranger m'évite quand même de répondre à toute ces questions.

  A part ça, rien de bien nouveau. Il a neigé goulument la semaine dernière, ce qui correspondait aux premières précipitations en trois mois et demi... la plus longue sécheresse depuis 38 ans, ce qui annonce encore une joyeuse année.

mercredi 26 novembre 2008

Tours

Petite balade le week-end dernier près dans le quartier des tours du Tambour et de la Cloche. L'air est froid et sec. Les rues sont pleines de monde, profitant visiblement des derniers jours d'automne.

Une légende raconte que la fille du fondeur de la cloche s'est jeté dans le bronze pour qu'il soit de qualité suffisante. Il me semble déjà avoir rencontré semblable légende à Nanjing. C'est en tout cas révélateur de la pensée confucionniste, qui place le respect pour le supérieur (père, patron, dirigeant) en valeur cardinale.

Tour du tambour


Tour de la cloche

vendredi 14 novembre 2008

Au fil de la plume

Presque quinze jours sans blogger... Il va falloir penser à corriger tout cela.

A vrai dire, rien d'important dans ma vie ces derniers temps: pas de grandes découvertes, de coup de gueule ni de voyage. Et pas vraiment envie d'écrire.

La vie suit gentiment son cours. La crise touche aussi la Chine, souvent plus méchamment qu'ailleurs même si la croissance à 8% rend envieux le reste du monde: la bourse de Shanghai a perdu 70% de sa valeur en un an, entraînant avec elle des millions de Chinois qui y avaient placé une grande partie de leurs économies. Sale temps pour les retraités notamment. Hong Kong et Shenzhen ne vont guère mieux. Et les plans de relance ne produisent guère l'effet voulu.

L'euro a perdu près de 20% par rapport au yuan ces deux derniers mois... juste à l'approche du moment où je dois payer mes trois mois de loyer... Joie et allégresse (je n'aurais pas la naïveté d'imaginer que les indemnités de VIE augmentent en conséquence)

Je découvre un peu plus ce à quoi ressemble la vie à Pékin en automne. Agréable durant la journée, glaciale parfois pendant la nuit. Circulation infâme... aller en centre-ville en sortant du boulot tient de la folie furieuse. Les voitures sont toutes recouvertes d'une épaisse pellicule de poussière et de sable du désert de Gobi.

dimanche 2 novembre 2008

Team building

J'ignore s'il existe une traduction française 'officielle' pour ce type d'activité. Pour les heureux qui n'ont jamais participé à ce genre de choses, il s'agit de prendre un certain nombre d'individus travaillant pour la même compagnie, souvent sur le même projet, et de les lâcher dans la nature sous les ordres d'un adjudant sadique pour se livrer à nombre d'activités plus ou moins respectables afin de tisser des liens et, au final, d'être plus productifs.

Dans mon cas, je me suis retrouvé quelque peu embrigadé par une de mes mignonnes petites chefs d'équipe

- Emmanuel, do you have anything planned this week-end?
- Well, not exactly (ce qui veut dire en général manger, dormir, sortir, éventuellement blogger et lire)

- We have team-building activities next Saturday, do you want to come with us?


Et là, forcément, comme elle m'a fait un joli sourire, je me suis retrouvé le samedi matin à l'aube dans un bus en partance vers le nord (l'autoroute conduisant à Chengde, je suis sûr que certains lecteurs se rappellent de l'avoir vu de loin...)
L'un des grands avantages de Pékin par rapport à Shanghai est la proximité de la nature. Après une petite demi-heure de route depuis nos locaux, le paysage ressemble plus ou moins à cela:

Pas vilain quand même...

Dès le début, nous fûmes séparés en deux groupes, les Aigles et les Phoenix, chacun avec notre drapeau. Mon instinct geek m'a fait immédiatement imaginé les activités de paintball, type 'Capture the Flag' qui allaient s'ensuivre. Tout faux.

Ce fut plutôt de l'agro-branche à la chinoise, à savoir des activités de courses au milieu des arbres, sur ponts de corde, dans des tunnels, etc. Par rapport à ce que j'avais pu expérimenté en France, tout était beaucoup moins en altitude... mais en contrepartie il n'y avait aucune protecction hormis les filets de sauvetage.

Il faudrait que j'arrête de prendre des poses sur toutes les photos

Il y eut aussi de grands moments tyroliennes. Par grand vent. Avec des panneaux indiquant 'Poids maximum 80kg' Même si j'en suis bien loin maintenant, je dois avouer que je n'étais pas si rassuré que ça sur la sécurité de l'ensemble - le matériel chinois est précédé généralement d'une réputation douteuse. J'étais mauvaise langue, il n'y a pas eu de problème.

Saultes et collines... ça fait toujours du bien

A part ça, un petit peu de course de tonneaux, d'escalade, de tir à l'arc et autres activités du même tonneau. Autant dire que je suis depuis ce matin dans un état lamentable, mais que je garde de tout cela de bons souvenirs néanmoins... en attendant que notre photographe diffuse les images compromettantes.


jeudi 30 octobre 2008

Circulation Pékinoise

Je me sens d'humeur à continuer à raconter ma petite vie.

Comme le savent mes lecteurs de longue date, j'ai la chance, grâce à ma charmante secrétaire, d'avoir un appartement à quinze minutes à pied du boulot - le rêve pour quiconque a dû régulièrement affronté l'A86 ou la N118 aux heures de pointe.

Je traverse quelques résidences, à côté des plans d'eaux et des chinois pratiquant leurs exercices matinaux, qui avec des sabres, qui avec des éventails. Il m'arrive de longer une école proche et de voir tous les écoliers dans la cour se livrant eux aussi à leurs exercices matinaux rythmés par les haut-parleurs.
Je passe devant quelques petits restaurants, boulangeries (si, si), garages et autres spa.

Et là j'arrive à l'infâme carrefour de 广顺北大街 et de 望京北路, deux des principales rues de Wangjing. Quand je dis rues, je veux dire par là deux de ces 2x3 voies escortées de contre-allées dont l'une est alimentée (et alimente) l'un des périphériques de la cité. Autant dire un beau noeud de circulation. Nous sommes à Pékin, donc tout cela est géré par quelques feux tricolores auxquels on rajoute les règles usuelles de circulation en Chine: les feux ne comptent pas lorsqu'on veut tourner à droite (corrolaire de cette règle: quel que soit la ville de Chine où vous vous trouvez, un passage piéton est un lieu dangereux sur lequel la plus grande prudence est nécessaire).

Et chaque matin se déroule devant moi ce spectacle chaotique, comprenant taxis en retards, deux-roues en tout genre (vélos classique, mini-vélos, vélos électriques, scooters, motos) ayant pour point commun de considérer que le code de la route ne s'applique pas à eux et qu'ils sont invincibles, vélos tirant des carioles emplies à ras-bord, navettes amenant leur contingent d'ingénieurs dans les entreprises de télécommunications alentour, et piétons cherchant, envers et contre tout, à traverser au pas de course puisque les feux ne restent pas au vert suffisamment longtemps pour franchir ces rues en marchant. Tout cela au rythme assourdissant des klaxons.
Parfois, tout se calme lorsqu'un deux-roues est renversé et que son propriétaire voltige à quelques mètres (c'est objectivement rare, mais j'y ai déjà assisté - pas trop de dommage en général).

Il m'arrive aussi d'apercevoir des éléments plus exotiques: carioles tirées par des mulets, ou bien vélos tirant une remorque elle-même reliée au vélo de l'épouse tirant elle-même une seconde remorque: vive l'esprit de famille.

mercredi 29 octobre 2008

Il caille !!!

L'ami Mikael, for de sa longue expérience à Pékin, m'avait pourtant prévenu: la période entre le 15 octobre et le 1er novembre est particulièrement difficile dans la Capitale du Nord.

Certes, il fait plutôt chaud dans la journée: on peut encore sortir du bureau en chemise dans l'après-midi. Mais les nuits commencent à osciller entre le glacial et le polaire dans mon appartement. J'ai tout de même eu confirmation que le chauffage serait activé au 1er novembre dans mon immeuble... en attendant je me recouvre de pull-over et me calfeutre sous deux couettes en espérant de meilleurs jours.

jeudi 23 octobre 2008

Automne Pékinois

Les jours passent et se ressemblent en cette fin d'octobre. J'avais entendu dire que l'automne était la meilleure saison pour apprécier Beijing, et cela se révèle particulièrement vrai. Temps sec, ciel bleu, parfois même dégagé (je n'ai jamais autant apprécié la vue des collines encerclant la cité que ce matin).

On sent tout de même que l'hiver frappe à la porte: vent glacial et nuits fraîches sont désormais parties intégrantes du quotidien. Le chauffage central n'est pas encore activé, et les couches de draps supplémentaires sont déjà nécessaires. J'attends avec circonspection cet hiver pékinois dont nous a souvent parlé Mikee... quitte à aller faire un tour à Shenzhen ou à Sania au mois de novembre pour profiter de la plage.

lundi 20 octobre 2008

Ambiance post-olympique

Ca y est, l'esprit olympique semble avoir quitté Pékin.

Les drapeaux rouges ont enfin déserté magasins, restaurants et autres habitations. Il n'y a plus de petits groupes affublés de t-shirt Wangjing épiant tout un chacun à chaque coin de rue. Bien moins de policiers aussi.
Par contre on recommence à voir dans les rues des vendeurs de brochettes et de snacks en tout genre. Les vieilles dames tirant leurs charettes emplies de quantités monstrueuses de cigarette ont aussi fait leur retour. Les prix semblent baisser (ça, c'est peut-être aussi dû à la comparaison avec la France).
Evidemment, ça signifie aussi qu'on ne peut pas faire cinquante mètres à 三里屯 (Sanlitun, une des deux grandes concentrations de bars, restaurants et boîtes de nuit de Pékin) sans recevoir trois propositions de type "Ladies' bar", "Beautiful Ladies", "Massage"...

En tout cas, l'ambiance devient sacrément plus respirable de mon point de vue (l'air beaucoup moins... finalement il semble que les mesures anti-pollution aient eu un effet). Je vais enfin pouvoir découvrir ce à quoi ressemble vraiment Pékin sans l'agitation des mois précédents.

samedi 18 octobre 2008

Difficile réadaptation

Il suffit d'un mois en France pour oublier certains automatismes ou notions typiquement chinoises.

Par exemple, la taille des plats.

Il y a non loin de chez moi deux petits restaurants (on dira des cantines): l'un s'appelle 杭州小吃 (snacks de Hangzhou), l'autre 成都小吃 (snacks de Chengdu). J'y ai mes habitudes le midi, et souvent le soir à emporter. Les menus sont bien entendus en chinois, et avec bien peu de photos (on parle de cantine, là). Autant dire que j'ai repéré avec attention les plats qui me convenaient le mieux, et que j'évite les expériences douteuses... un caractère peut faire la différence entre un plat de poulet parfaitement honnête et un autre rempli d'intestincs.

J'avais hier soir plutôt envie de poisson et de piment (curieuse combinaison certes, mais que j'apprécie parfois). Jetant un coup d'oeil sur les photos affichés, je repère un plat composé de poisson (鱼), bouilli ou à la vapeur (je reconnais 水, l'eau). Et vu les couleurs sur la photo, je n'ai pas d'inquiétude sur la dose d'épice (et puis c'est tout de même un resto sichuanais).

Je commande donc, m'assieds, observe les gens autour de moi: quelques étudiants, des treillis ça et là (il doit y avoir aussi des surplus dans l'armée de libération du peuple). Soupes, vermicelles de pomme de terre, viande sauté et autre 白酒 (alcool blanc infâme) apparaissent et disparaissent presque aussitôt sur les tables. L'heure passe et mon plat n'arrive toujours pas. Je commence à m'inquiéter quelque peu, me demandant tout de même ce que j'avais pu commander... Au bout d'une petite demi-heure (et tous ceux qui ont déjà été dans ce genre de resto ont une idée de ce que peut représenter une demi-heure pour préparer un plat), je vois arriver un sac gigantesque, rempli d'eau, de poisson et de piment... de quoi nourrir quatre personne sans problème.

Et me voilà sur le chemin du retour, me sentant un peu bête avec mon sac de poisson. Coup de chance, le sac a tenu jusqu'à l'arrivée au bercail, le temps de verser tout ça dans une marmite:


Je n'ai pas eu de problème pour dormir après ça...

jeudi 11 septembre 2008

Jeux paralympiques

Petit mea culpa: après avoir dit pis-que-pendre des JO, me voilà passant la soirée aux paralympiques. Pour ma défense, je dirais quand même que l'ambiance est nettement différente: les yeux du monde ne sont plus fixés sur Pékin, et la Chine entière ne craint plus le moindre impair qui ferait perdre la face au pays aux yeux du monde. Bref, l'air est nettement plus sain.

Et me voilà donc parti pour le Nid d'Oiseau, armé de mon billet à 50 kuai (gros avantage des paralymiques: trouver un billet ne nécessite pas d'amis bien placés ni de portefeuille trop bien rempli).

Mon billet (avec la seule mascotte des Paralympiques... )

Le même, devant le nid d'oiseau

Entrée sans problème, après avoir été convenablement fouillé (à ce sujet-là, je préfère tout de même nettement les charmantes hotesses des aéroports). La recherche d'une place libre fut par contre une gageure: visiblement, le nombre de ticket en vente était largement supérieur au nombre de places disponibles, et le début de la soirée fut consacrée à d'âpres négociations avec les volontaires qui racontaient tous 'No available seat, go ahead' aux passants.

Le nid d'oiseau

En désespoir de cause, j'ai terminé debout dans une tribune à côté d'un gamin hystérique (je fut victime alors d'une grande envie de participer aux jeux, catégorie Taekwondo ou lancer de boulet).

Le Nid d'Oiseau de l'intérieur

Avec la flamme...

La suite fut des plus classiques: courses en tout genre, lanceuses de javelot au milieu, et cérémonie de remises des médailles dans l'entrejeu. Il fallut attendre un bout de temps avant d'entendre retentir l'hymne chinois, ce qui eut le don d'agacer une damoiselle derrière moi qui désespérait de pouvoir le chanter dans cette enceinte.

Je ne peux pas vraiment dire que j'ai porté malheur aux Français, contrairement aux insinuations pijiesques. Je n'en ai quasiment pas vu. Néanmoins, le premier fut un coureur de 400 mètres qui décrocha une jolie médaille de bronze, et fut le seul ensuite à faire un deuxième tour de piste portant son drapeau.


C'est dans ses moments-là qu'on regrette de ne pas avoir un zoom plus profond

Vint enfin le moment de partir. Je me baladais encore autour du stade quand intervient une ultime remise des médailles, en javelot masculin (je n'ai pas noté le handicap). Surprise, le vainqueur était français. Et c'est après avoir entendu résonner la Marseillaise dans le Nid d'Oiseau que je suis parti vers d'autre cieux (en l'occurence la rue des fantômes).

Les médaillés

Le drapeau français flottant dans le stade (comment ça, chauvinisme exacerbé???)

mercredi 10 septembre 2008

Site de voyage - Soirée au nid d'oiseau

Deux petites choses qui viennent égayer mon quotidien plutôt stressant ces derniers jours:
- j'ai découvert, parmi les nombreux affidés de wikipedia, un site vraiment intéressant: Wikitravel (ici en français, malheureusement beaucoup moins fourni). Ca ne remplace sûrement pas un routard ou un lonely planet, mais ça a l'énorme avantage d'être gratuit et de pouvoir préparer les futurs voyages (au hasard Prague ou la Corée du Sud)

- je vais ce soir (c'est à dire dans deux petites heures) au nid d'oiseau voir quelques épreuves d'athlétisme et autres remises de médailles des jeux paralympiques. Au contraire des JO, obtenir des places est une sinéçure, et les prix sont nettement plus abordables. J'espère que je ne porterai pas trop malheur aux athlètes français (contrairement à ce que peut insinuer l'ami JP)

lundi 1 septembre 2008

Journée paisible à Pékin

Comme je le disais précédemment, les JO sont finis et le calme semble revenir à Pékin. J'apprécie de plus en plus cette ville.
Hier fut une journée vraiment reposante. Certes, le réveil fut difficile pour cause d'abus conjugué de bière trappiste et de shots dévastateurs. Néanmoins, la vue des collines alentour tout en dégustant le café matinal m'a réellement mis de bonne humeur: le ciel bleu est une denrée rare pendant un été pékinois.

En conséquence, direction Qianmen (前门 pour les sinophones), ancienne rue de Pékin récemment reconstruite. Pour un occidental, la reconstruction prête à rire, tant cette rue semble artificielle: fausse ambiance XIXème siècle, et surtout une impression de centre commercial encore inachevé, rempli d'échoppes vides attendant preneur. La foule se presse dans les quelques lieux déjà occupés.

Qianmen, la porte donnant son nom au quartier

Foule attendant devant l'un des rares restaurants ouverts

Reconstitution de la première gare pékinoise (et chinoise d'ailleurs)

Trouver un restaurant valable dans les environs nécessita un peu de persévérance: personne ne semblait choqué dans les alentours par les restaurants proposant les dix dumplings à 56 yuans (les mêmes à cinq minutes de chez moi en valent 4... il y a de l'abus quelque part), mais j'ai tout de même préféré plonger dans des rues plus populaires.

Pour la suite des évènements, direction Zhongshan Park (中山公园). A peu près toutes les villes chinoises ont un jardin portant ce nom, en l'honneur de Sun Yan Sen. Dans le cas de Pékin, c'est un jardin juste en lisière de la cité interdite, accessible à tous, mais uniquement fréquenté par les pékinois... balade particulièrement reposante à l'intérieure, je l'avoue.




Quelques photos du parc Zhongshan

La fin de la journée fut consacrée à la remontée vers les lacs et la négociation avec les pousse-pousse, avant de trouver un petit joyau perdu à côté de Xihai (西海), le lac de l'Ouest pékinois. On y trouve notamment un pub particulièrement sympa, avec une jolie terrasse donnant sur le lac, un barbecue gratuit le dimanche soir et du pastis, denrée rare en ces lieux... tout pour passer une soirée paisible.

Houhai par un après-midi ensoleillé

mardi 12 août 2008

Bien loin de l'agitation...

Les jours s'écoulent gentiment à Wangjing, loin de la frénésie olympique. Peu de choses à raconter finalement, sinon une expédition intéressante à la gare de Beijing: visiblement, toutes les hotesses sachant parler anglais ont été envoyées à l'aéroport, et la recherche de tickets pour Xi'an a forcé l'ami Chris à chercher le seul guichet pour étranger...

A part ça, comme vous avez pu le remarquer, j'ai remplacé le diaporama de Suzhou par celui du Palais d'Eté... Il faudra visiblement que je m'habitue à y aller tous les mois, car il s'agit d'un rituel obligé pour tout touriste s'invitant de par chez moi, tout comme le restaurant de canard laqué.

dimanche 10 août 2008

Week-end olympique

Visiblement, il faudra boire le calice des JO jusqu'à la lie...

En compagnie de l'ami Chris, de passage dans l'Empire du Milieu après une escale vénézuelienne, nous avons pris d'assaut les bars de Sanlitun pour assister aux retransmissions de la cérémonie d'ouverture: ambiance bon enfant, avec animation Corona, métissage en tout genre, et longues spéculations sur l'existence de contrées dont nous ignorions jusqu'au nom(notamment la tripotée d'îles des Caraïbes) et sur les subtilités de l'ordre alphabétique chinois.

Le lendemain fut surtout consacré à la visite de Pékin, au temple des Lamas (bouddhisme tibétain donc), aux rues avoisinantes sans oublier bien sûr les parties de dés à Houhai et l'inévitable canard laqué... accompagné de quelques spectacles traditionnels tels que marionnettes, musique, acrobaties et jeu de masque sichuanais.
Une exploration plus approfondie des environs nous a permis de découvrir l'un des bars les moins chers qu'il m'ait été donné de voir (le Gin Tonic à 10 yuans, moins de un euro, est précurseur de nombre de lendemains difficiles).

Ce matin, visite au palais d'Eté, des abords du Stade Olympique (un bordel innommable), et de mon lit (dans un état guère supérieur). Un rapide coup d'oeil à la liste des médailles françaises en rentrant a suffit à me convaincre que les prévisions de l'ami Bernard L. pour les JO semblaient aussi réalistes que celles de la dernière coupe du monde de rugby.

jeudi 7 août 2008

JO en approche

Le grand jour approche pour des milliers de Pékinois: cérémonie d'ouverture demain. De mon point de vue, cela signifie surtout que dans quinze jours, ce cirque sera terminé et que Pékin ressemblera plus à ville connue pour son histoire et ses habitants chaleureux qu'une vitrine pour touriste exprimant toute la crispation de la Chine. Drapeaux partout, vieillards en t-shirt JO (sponsorisé par une Yangjing, une marque de bière locale), policiers de plus en plus présents: plus le temps passe et moins je reconnais la Chine que j'ai pu apprécier au cours de l'année qui a pu s'écouler. Paradoxalement, peu de mes collègues semblent parler des JO... notamment parce qu'ils n'ont pas réussi à avoir de tickets.

Demain sera jour de congé: la circulation sera tellement surveillée à partir de 11h que bon nombre d'entreprises évitent de demander à leurs employés de venir dans des lieux dépourvus de transport en commun, où les navettes de retour ne sont pas garantie.

J'ignore si tous les efforts de ces derniers jours (circulation alternée imposée dans l'urgence, ouvertures de trois lignes de métro il y a quinze jours, interdiction - partielle - de chantiers, mise au repos des usines des provinces voisines) auront des effets sur la polution. A voir la brume opaque de ce matin, même si l'air est plus pur, le climat est toujours aussi intrinsèquement mauvais à Pékin au mois d'août.

Bref, quinze jours à supporter tout ce Barnum, et le calme devrait enfin revenir. J'avoue attendre avec impatience le moment où toute cette pression retombera, et où Pékin retrouvera l'authenticité qu'on m'a vanté et qui est l'une des grandes absentes de ces jours.

lundi 28 juillet 2008

Un après-midi au 798

Titre légèrement énigmatique, je le reconnais.

Le 798 est un ancien quartier industriel de Pékin, situé dans le Nord-Est de la ville (pour ceux qui veulent plus de précision, il s'agit d'une partie de Dashanzi, entre le quatrième et le cinquième périphérique, juste à l'est de mon cher quartier de Wangjing).

Ancienne usine transformée en galerie d'art...

...notamment les dortoirs

Les usines et entrepôts du coin appartenaient à l'industrie militaire, puis ont été progressivement occupés par des artistes locaux, se boboifiant gentiment. On y trouve maintenant bon nombre de galeries d'art contemporain, de librairies en tout genre, de cafés... l'ensemble est assez déroutant au premier abord, mais flâner au milieu des anciens entrepots pour y découvrir des perles en vaut la peine.





Très étrange peinture... On dirait à première vue une toile dans la plus pure tradition chinoise, avant de découvrir les matériaux...

mercredi 9 juillet 2008

Introduction à l'histoire chinoise - Troisième partie: du triomphe mongol à la déchéance mandchoue

Le temps est venu de terminer cette petite introduction à l'histoire chinoise. Pour ceux qui auraient manqué le début, les deux premières parties sont disponibles ici:
Première partie: de l'âge de bronze à la dynastie Sui
Seconde partie: de l'avènement des Sui à la chute des Song

Comme l'annonce le titre, les six cents dernières années de l'Histoire chinoise ont surtout été dominées par des pouvoirs non-Han. Ce sera aussi l'avènement de Pékin comme centre politique de l'Empire, alors même que cette cité n'aura eu qu'une importance très limitée dans le passé.

- En 1279, les Mongols ont donc définitivement annihilé les Song. Leur Khan est Kublai Khan, parfois appelé Khubilai. Assimilant quelques us chinois, il crée sa propre dynastie, les Yuan. Il fait construire une nouvelle capitale à Beijing. Il conquiert par la suite Canton, le Tibet et le Yunnan, mais les tentatives de conquête du Vietnam, de la Birmanie ou du Japon échouent. L'ancienne bureaucratie est conservée, mais le système d'examens nationaux est supprimés et les Han sont tenus loin du pouvoir (à l'exception paradoxales des zones dans lesquels les autres ethnies sont majoritaires).

Le règne mongol fut assez court. Le ressentiment chinois se manifesta par une série de révoltes, qui se termina par l'avènement d'une nouvelle dynastie, les Ming, fondée par un paysan et moine bouddhiste défroqué, Zhu Yuanzhang, en 1368.

L'apport des Yuan à l'histoire chinoise est assez paradoxal. Ils détruisirent une grande partie des bâtiments, temples et palais classiques, si bien qu'il ne reste guère de vestiges antérieurs à leur dynastie. Dans le même temps, c'est aussi la période durant laquelle l'Empire fut le plus étendue, de la Sibérie à l'Indochine, de la Corée à l'Afghanistan. De plus, la Route de la Soie, fermée à la fin des Tang, fut rouverte à cette époque.


- 1368 marque donc le début de la dynastie des Ming. Zhu Yuanzhang, connu par la suite sous le nom de Hongwu. La capitale est transportée à Nanjing.
C'est le début d'une période de grands travaux, notamment la construction du mur de Nanjing, et surtout la restauration de la Grande Muraille, tombée en ruine après 1500 ans.

Fortifications de Nanjing

A la mort de Hongwu, une guerre de succession va donner le pouvoir à l'un de ses fils, Yongle. C'est lui qui transfèrera de nouveau la capitale de Nanjing à Beijing, et fera construire la Cité Interdite. L'histoire se répète quelque peu, puisque, au XXème siècle, la capitale de la Première République sera d'abord Nanjing avant d'être déplacée à Beijing.

La Grande Muraille

La plupart des traditions chinoises sont restaurées, notamment les examens nationaux. Après Hongwu et Yongle, le pouvoir sera principalement entre les mains du gouvernement, l'Empereur ayant pour rôle principal de choisir un bon premier ministre. Cette situation atteint son paroxysme durant le règne de l'Empereur Wanli: le gouvernement ayant refusé son fils préféré comme successeur, cet empereur s'est enfermé pendant vingt ans dans la Cité Interdite, refusant de signer le moindre document. Cela n'a pas empêché l'Empire lui-même de continuer à prospérer.

Intérieur du tombeau de Wanli

D'un point de vue technologique, cette époque est également celle d'un grand conservatisme: c'est à partir de ce moment-là que la Chine, alors beaucoup plus avancée que les autres civilisations, commencent à accuser du retard par rapport à l'Europe.

Cette époque fut également celle de l'invasion japonaise, commandée par Hideyoshi. La majeure partie des combats aura lieu en Corée, souvent considérée par ces deux puissances comme un terrain de jeu de prédilection. L'histoire se répète...

La fin de la dynastie Ming fut aussi marquée par la puissance sans précédent des eunuques.

Durant cette période, les Mandchous, qui ont assimilés les Mongols, constituent la principale menace pour l'Empire. C'est d'ailleurs en partie pour cela que Yongle transfère la capitale à Beijing. A la suite de révoltes paysannes et de la rébellion d'un général, les Mandchous finiront donc par prendre le pouvoir et s'installer en tant que dynastie Qing en 1644.


- Les Qing contrôlent rapidement l'ensemble de l'Empire. Un petit groupe de fidèles de la dynastie Ming s'enfuira vers Taiwan (il me semble avoir déjà dit que l'histoire se répétait...) mais sera par la suite vaincu.

La capitale reste à Beijing, et la Cité Interdite reste le centre du pouvoir. Le pouvoir reste néanmoins entre les mains des Mandchous, et les Han ne peuvent accéder aux plus hauts postes. Par ailleurs, le costume Qing (avec la fameuse natte) est rendu obligatoire.

La Cité Interdite, centre du pouvoir Ming et Qing

Le gouvernement est nettement plus contrôlé que sous les Ming, ce qui se révèlera à double tranchant: sous les empereurs les plus puissants, l'Empire sera mieux dirigé. A l'inverse, un empereur faible signifiera un affaiblissement beaucoup plus conséquent. Kangxi et son petit-fils Qianlong contribueront à l'affermissement du pouvoir, ainsi qu'au développement des arts. C'est aussi à cette époque que le christianisme s'installe en Chine, notamment sous l'influence de jésuites tels que Matteo Ricci (c'est également l'époque de Xu Guangqi)

Le XIXème siècle marque le déclin des Qing et de l'Empire. De nombreuses révoltes (Lotus Blancs, Royaume du Ciel) mettent en déroute l'armée. Les nations occidentales, à la faveur de victoires militaires, notamment durant la guerre de l'opium, gagnent des concessions dans le pays (à Shanghai et Qingdao notamment), voire des territoires (Hong-Kong, Macao), notamment en raison du retard technologique.

Jardins de Chengde, résidence de chasse des Empereurs Qing

Les dernières années de l'Empire portent notamment le sceau de Cixi. Concubine de cinquième rang, puis impératrice douairière, gloutonne et machiavélique, elle permit néanmoins à l'Empire de perdurer, jouant à merveille avec les différentes factions réformatrices et conservatrices de la cour.

Le gouvernement est néanmoins tellement faible dans ses derniers jours qu'une révolte mineure, menée par Sun Yat Sen en 1911, marquera la fin de l'Histoire Ancienne et le début de la Première République.

lundi 30 juin 2008

Retour de vacance - Excursion à Chengde et sur la Grande Muraille

Ca y est, après quelques longs jours d'absence, me voilà de retour au clavier. Autant dire que ces derniers jours ont été riches en expérience.

Tout d'abord, un grand classique: l'avion chinois. Autant dire qu'avec des personnes arrivant de Shenzhen, de Shanghai et de Lijiang le même jour, on pouvait imaginer tous les scénarios possibles. On les a eus:
- l'avion qui arrive presque à l'heure, mais pas dans le bon aéroport (pour sa gouverne, il partait de Shenzhen, qui expérimentait le début de la saison des typhons).
- l'avion qui part un jour plus tard (pour sa gouverne, le président chinois visitait l'aéroport de Beijing, ce qui a permis à tous les avions prévus pour la soirée d'être décalé au lendemain... sans pour autant prévenir les passagers du problème, ni surtout les empêcher de passer six heures dans l'avion sur le tarmac)
- l'avion qui arrive à l'heure. Nos analystes continuent à se pencher sur ce phénomène inexplicable.

Une fois la horde reconstituée, nous nous sommes attelés à la visite de Pékin et des environs. Tout y est passé ou presque, avec des succès divers: la visite de Beihai, avec Marion s'essayant à la calligraphie sur sol, la découverte de la Cité Interdite, celle du Palais d'été, etc.

Calligraphie à Beihai

Nous sommes aussi partis en excursion pour la Grande Muraille, entre Simatai et Jinshanling: presque quatre heures de marche au milieu de paysages magnifiques, presque sans touriste: un vrai bonheur.

De l'art de ne pas savoir cadrer une photo...

La Grande Muraille s'enfonçant dans le brouillard

La grande aventure fut néanmoins le départ pour Chengde, en Mandchourie. Cette ville est surtout réputée pour héberger la résidence d'été des Empereurs Qing, et son parc est parfois considéré comme l'un des plus beaux de Chine.
Y arriver depuis la Grande Muraille fut d'abord l'objet d'intenses tractations, mal parties puisqu'il n'y avait qu'un seul minibus pouvant nous y emmener... le marchandage ne nous fut guère favorable.
Nous avons aussi eu la joie de connaître l'un des pires hotels de Chengde (premier nommé dans le routard, j'ai nommé l'Hotel Saibe. Autant le dire, on aura tout eu: l'hôtelier qui raconte au téléphone qu'il y a plein de place, pour découvrir que dortoir et chambres sont remplis, les lits supplémentaires qui existent à l'accueil mais disparaissent une fois arrivé dans la chambre, et cerise sur le gâteau, la réceptionniste qui veut garder la caution à cause d'une serviette sale. Un grand moment, avouons-le.
Cela ne nous a pas empêcher par contre de déguster du cerf, spécialité locale (nous sommes dans une zone de chasse historique)...

Dîner à Chengde: poisson et gibier

La résidence d'été et le parc impérial se sont révélés singulièrement décevants: beaux, certes, mais loin d'égaler par exemple celui de Beijing. Cela ne nous a tout de même pas empêcher de profiter de ce ravissant paysage de lacs et de pagodes.

Une des vues classiques du Parc Impérial

Le retour de Chengde lui-même a tenu du gag, tant nous avons accumulé les imprévus qui font le charme du voyage en bus:
- la guichetière de la gare ferroviaire qui nous raconte qu'il n'y a plus de places assises. Il fallait comprendre 'plus de place assise en seconde classe'. Les valeureux qui sont restés pour tenter l'expérience des quatres heures de train debout ont eu la chance de goûter le confort et la ponctualité d'un siège en première classe (à l'inverse de l'avion et du bus, le train chinois est un parangon de ponctualité). Les autres ont pris le bus.
- le changement de bus après vingt minutes, visiblement pour cause de panne
- l'arrêt en plein milieu du trajet, avec réparation improvisée, visiblement pour cause de panne
- les camions et bus faisant demi-tour sur la voie...
- le contrôle de police lors du changement de province: pratique alors que mon passeport était encore entre les mains du gouvernement pour visa
- les bouchons interminables, assortis de bouffées de frustration lorsque nous croisions la voie express absolument déserte...
- les dépassements dans les montées, et les virages, à grands coups de klaxon
- les commentaires goguenards des cheminôts, partis après nous, arrivés avant et ayant pu profiter du train...

Tout s'est néanmoins bien terminé, et la horde s'en est retournée chez elle visiblement heureuse... (en-dehors des irréductibles qui, plutôt que la France, se sont précipités vers la Mongolie)

mardi 24 juin 2008

J-1 avant le déferlement de la horde - Snack de Beijing

Autant le dire, je n'ai pas eu trop le temps de mettre à jour tous mes documents pour terminer mon introduction à l'histoire chinoise (et le retour de la censure anti-blog, version hard, rend la mise à jour assez délicate).

D'autant que l'arrivée imminente de la horde (comprendre: mes copains) en provenance de France via le Yunnan, Shenzhen et Shanghai, m'oblige à passer mon temps à organiser, nettoyer, préparer des réserves, négocier avec ma banque pour convertir des euros en RNB sans passeport plutôt qu'à blogger. La vie est dure.
J'ai bien peur de ne guère pouvoir mettre à jour ce blog dans les jours qui viennent.

En attendant, je vous laisse en compagnie des étranges snacks qu'on peut trouver dans une rue de Pékin, provenant de la Chine entière. Âmes sensibles s'abstenir.




Crevettes



Sucreries en tout genre



Le redouté Tofu puant (je crains qu'un munster ou un roquefort de douze ans d'âge pâlisse en comparaison)



Boisson chaude à base de poire, j'en garde de très bons souvenirs depuis le Sichuan



Vous aimez les vers?



Le meilleur pour la fin (faim): les scorpions grillés
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